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Corinne Dardelet
Le 19 février 2019
La méthode agile pour votre projet digital d'association

La méthode agile pour votre projet digital d'association

Chaque jour, nous sommes au contact d'associations, fédérations et réseaux associatifs qui envisagent des grands projets digitaux pour leur structure. Qu'il s'agisse de créer un nouveau site internet avec des sous-sites, un intranet, un système de gestion des adhésions ou encore un centre de ressources collaboratif, ces projets sont toujours ambitieux et s'envisagent généralement sur des cycles de développement très longs.

Il n'est pas rare d'avoir de nouveau des nouvelles de ces structures plusieurs mois voire années après le lancement du projet, et de constater qu'il avance moins vite que prévu.

C'est la raison pour laquelle nous souhaitions aujourd'hui vous parler de la "méthode agile", et de ce qu'elle apporte dans le cadre d'un grand projet digital.

Voici le programme :

Pour plus d'efficacité, téléchargez la fiche technique de la méthode agile et partagez la avec les membres de votre association !

Je demande ma fiche technique

En route !

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L’histoire de la méthode agile

Une fois n’est pas coutume, la méthode agile est née aux Etats-Unis dans la Silicon Valley. A son origine : des fondateurs de start-ups et des développeurs assez connus.

Parmi les pères de la méthode agile, notez par exemple Kent Beck, Ken Schwaber ou encore Mike Beedle.

Voilà pour la partie culture générale !

Globalement, les personnes à l’origine de la méthode agile ont essayé de mettre sur le papier les enseignements tirés de grands projets informatiques réussis ou avortés dans les années 1990. C’est de ces expériences qu’est née la méthode agile désormais adoptée dans la majorité des projets informatiques, développements de logiciel, etc.

Au passage, sachez que c’est la méthode que nous appliquons chez AssoConnect.

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Qu’est-ce que la méthode agile ?

La méthode agile a pour objectif de gagner en temps de développement, et surtout de livrer plus rapidement les premières versions et améliorations successives d’un projet informatique (logiciel, site web, application mobile, ...).

Cela passe par le découpage d’un gros projet en toute petites briques.

L’objectif : sortir un "MVP" - comprendre "Minimum viable product" - le plus vite possible qui réponde au besoin minimum du client, et d’itérer.

La méthode agile permet d’aller volontairement vers les contraintes techniques du développement et de les surmonter au fur et à mesure.

La méthode agile prend le contrepied des anciennes méthodes de développement dits de "cycles en V".

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C’était des cycles de développement beaucoup plus longs où les contacts avec les clients se limitaient à 2 moments : le début avec l’analyse des besoins, et la livraison du produit, au terme du développement.

Ce développement passait entre temps par différentes phases : la rédaction d’un cahier des charges, celle des spécifications, la réalisation c’est-à-dire le développement en fonction des spécifications, les phrases de test et enfin la livraison au client. Ces différentes phases constituent un "long tunnel" de conception sans véritable indicateurs du niveau d’avancement pour le client.

En résultait souvent une inadéquation entre les attentes initiales et les besoins qui avaient évolué entre temps.

A l’inverse, la méthode agile se veut toujours au plus près des besoins du client.

A noter : le client n’est pas forcément un "client" au sens commercial du terme, il s’agit de l’utilisateur final de la solution. Dans ce cas d’une association ou d’un réseau d’associations, cela peut être les responsables des antennes, les bénévoles, les salariés de la structure, etc.

Dans la méthode agile, on en revient à des toutes petites briques de développement, plutôt que de construire la pyramide d’un coup comme dans la méthode en "V".

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La méthode agile est une philosophie. Elle est évidemment utilisable dans le cadre d’un projet numérique, mais peut être très utile pour nombre d’autres projets, pas uniquement numériques. Il s’agit d’une approche d’un projet ou d’une problématique qui peut être utilisée dans différents cadres.

Trois dimensions rentrent généralement en ligne de compte dans un projet : le temps, les ressources (les hommes ou les ressources financières) et les livrables.

Dans la méthode cycle en V, le livrable est fixé dans le détail à l’avance ("Je veux telle solution qui fasse ceci, cela et cela"). Or, généralement, le temps de développement explose, le budget aussi. Tout simplement parce qu’il est très difficile, voire impossible de tout prévoir. Les incertitudes et les complications techniques sont monnaie courante dans le monde du développement et rarement toutes prévisibles.

Dans la méthode agile, la symbolique du triangle existe aussi, mais seuls 2 des 3 sommets (temps, ressources, livrable) sont fixés : le temps et les ressources. Le 3ème sommet - le livrable - est réajusté pour répondre aux contraintes de temps et de ressources.

Cela a l’avantage d’être plus réaliste et flexible et d’arriver de manière sûre à une solution livrée et fonctionnelle. Il est donc important d’avoir conscience de ce changement d’approche dès le départ et de s’y adapter.

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Les 4 valeurs fondamentales de la méthode agile

Les auteurs de la méthode agile ont dicté 4 valeurs fondamentales qui encadrent la philosophie de la méthode.

  • Les individus et leurs interactions plus que les processus et les outils. La méthode agile privilégie l’oral et les interactions directes entre les individus, plutôt que les outils et la communication écrite afin de lever au plus vite les éventuels malentendus ou mauvaises interprétations.
  • Des logiciels opérationnels plus qu’une documentation exhaustive. L’indicateur d’avancée est le développement de la fonctionnalité : est-ce que cela fonctionne et répond au besoin ? Une solution fonctionnelle est plus importante qu’une documentation qui explique comment (ou pourquoi) cela fonctionne, donne lieu à des interprétations techniques et fait exploser les délais de livraison.
  • La collaboration avec les clients plus que la négociation contractuelle. C’est un point essentiel de la méthode agile : le fait que les clients savent mieux que le développeur/fournisseur ce dont ils ont besoin.
  • L’adaptation au changement plus que le suivi d’un plan. La méthode agile prône l’accueil positif du changement. Un changement n’est pas une fin, mais une évolution positive du produit et donc une meilleure réponse au besoin du client. Il faut donc l’accueil positivement.
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Les 12 principes généraux de la méthode agile

1. Prioriser la satisfaction du client

Il s’agit d’un point essentiel de la méthode agile. Pour prioriser la satisfaction du client (rappelons qu’il peut s’agir de vos équipes qui utiliseront votre solution), il est indispensable de l’impliquer tout au long du processus de développement.

Désigner un chef de produit est nécessaire pour centraliser le besoin, mais pas suffisant : il s’agit de solliciter vos futurs utilisateurs finaux tout au long du développement de votre solution.

Elle est à destination de vos clubs affiliés ou de vos bénévoles ? Faites-leur tester votre solution pendant le développement.

2. Accepter les changements

En informatique comme dans diverses situation du quotidien, être agile nécessite d’être capable de s’adapter aux changements.

Concrètement, dites-vous qu’il y aura forcément des changements dans les besoins de vos clients. A partir de là, il est conseillé de passer moins de temps sur les phases de conception et de définition du besoin, mais d’imaginer une organisation permettant d’accueillir les changements qui ne manqueront pas d’arriver.

Attention, d’adapter aux changements ne signifie pas foncer tête baissée et faire machine arrière à chaque demande. Il est indispensable d’analyser la demande comme toutes les autres fonctionnalités, et de la prioriser (ou pas).

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3. Livrer systématiquement des versions opérationnelles de l’application

Chaque "sprint" (comprendre courte phase de développement) doit donner lieu à la livraison d’une ou plusieurs petit(e) fonctionnalité(s) opérationnelle.

4. Assurer une coopération fréquente entre le client et l’équipe du projet

La communication est clé dans la méthode agile.

Privilégiez les échanges oraux (cf. le premier principe) entre les personnes qui assurent le développement et le client.

Pour éviter que vos développeurs ne soient noyés sous les demandes, le chef de produit ou de projet permet de canaliser les échanges.

5. Impliquer des personnes motivées sur le projet

La motivation de l’équipe est essentielle au succès d’un projet.

Si l’adage veut que "personne n’est irremplaçable", la sélection des personnes prenant part à un projet avec la méthode agile est cruciale. Et la motivation est un critère essentiel.

En effet, l'adaptation et la réponse au besoin du client demande d'être impliqué dans la réalisation. Sans motivation pour le projet, difficile d'accueillir positivement le changement, de choisir la solution fonctionnelle optimisée pour répondre au besoin dans intervalle de temps fixé, etc.

6. Favoriser le dialogue direct

Voici l’application directe de la première valeur fondamentale de la méthode agile : les échanges en face à face. L’oral est souvent l’occasion de clarifier des situations et être sûr qu’on se comprend, là où l’écrit peut souvent donner lieu à interprétation.

Attention tout de même à trouver le bon équilibre afin que les développeurs puissent avancer efficacement sans s’interrompre sans cesse.

7. Mesurer l’avancement du projet en fonction de l’opérationnalité du produit

Evaluez l’avancée du projet grâce à des indicateurs très opérationnels.

L’objectif est que chaque sprint permette de livrer un petit bout du logiciel qui fonctionne.

8. Adopter un rythme constant et soutenable par l’ensemble de l’équipe projet

Agilité ne signifie pas chaos ni épuisement au sein de l’équipe. Cela ne signifie pas non plus faire travailler les développeurs 24H/24.

L’objectif est de trouver un rythme permettant de délivrer rapidement et de travailler manière constante dans la durée.

Un projet de très grande ampleur avancera plus rapidement avec la méthode agile, mais pas en une semaine non plus - navrée de vous décevoir.

9. Contrôler continuellement l’excellence de la conception et la bonne qualité technique

La méthode agile ne doit pas vous faire confondre vitesse et précipitation.

La conception est clé. Faute de conception, vous risquez d’essayer de faire rentrer des ronds développés par les uns, dans des carrés développés par les autres.

Si nous avons vu qu’il ne fallait pas passer trop de temps sur la phase de conception "macro" en amont (c’est-à-dire définir l’ensemble des fonctionnalités du logiciel), il reste essentiel de prendre le temps de définir clairement les spécificités des petites briques développées dans les différents sprints et de tester chacune après leur développement pour s’assurer de la qualité et de la cohérence du produit.

Cela ne signifie pas faire un cahier des charges de 30 pages pour chaque fonctionnalité. Il s’agit de micro-briques, donc la conception doit être suffisamment simple.

Mais il est essentiel que le besoin et la réalisation soient clairs pour tout le monde.

10. Faire simple

Le principe préféré de notre équipe technique chez AssoConnect !

Ne visez pas directement le sommet de la montagne, visez la première étape, voire même seulement la première pause. Divisez le projet en autant d’étapes que nécessaire afin que chaque étape soit aussi simple que possible.

11. Responsabiliser les équipes

Travailler sous la contrainte est rarement une source de motivation. Si au contraire, vous laissez votre équipe projet trouver son organisation interne, cela ne pourra faire que du bien au développement du projet.

Une équipe motivée et qui doit échanger pour avancer efficacement saura mieux que vous comment elle doit s’organiser pour travailler.

12. Ajuster son comportement

L’amélioration et l’ajustement continus sont essentiels dans la méthode agile.

Faire des points collectifs en fin de sprint est une manière efficace de faire une rétrospective sur ce qui a fonctionné et ce qui n’a pas fonctionné, et permet de s’améliorer pour le prochain en ajustant son comportement.

Ainsi chez AssoConnect, au terme de chaque sprint, notre équipe technique se réunit pour faire un "rétro-sprint", un retour sur l'ensemble du sprint.

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Comment mettre en place la méthode agile pour votre association, fédération, réseau associatif ?

Vous l’avez compris, la méthode agile consiste à revenir systématiquement à la base du besoin, et de se concentrer en permanence sur le besoin le plus pressant.

Pour schématiser, disons que la carte sert à quelque chose, mais le plan pour aller du point A au point B ne sert à rien. Pourquoi ? Parce que le besoin est d’aller du point A au point B, mais pas d’emprunter un itinéraire précis. Sinon, c’est que le besoin n’est pas d’aller du point A au point B.

CQFD.

Etape 1 : définir votre besoin

Pour m’expliquer cette phase, Alexis m’a posé la question suivante : "Si tu as une heure pour te préparer le matin avant de venir au travail, que fais-tu ?". Je lui réponds.

"Ensuite, si tu as seulement 30 minutes, que fais-tu ?". Je lui réponds de nouveau.

"Maintenant, admettons que tu n’as que 3 minutes pour te préparer, que fais-tu ?"

C’est une belle illustration de la manière dont vous pouvez définir votre "Minimum Viable Product" : il s’agit de trouver la première brique indispensable au projet.

Il faut la définir avec toutes les parties prenantes du projet afin d’être sûr que la base de développement répond au besoin identifié. Il est indispensable que tout le monde soit convaincu que cette première brique est la bonne. Cela permet de définir les premières spécifications du projet.

Pour les définir, vous pouvez utiliser la méthode dite de la "User Story". Il s’agit simplement de formuler le besoin sous la forme "En tant que …. je veux que mon client puisse faire … afin de ….".

Dans le cadre d'un développement de votre système d'information pour votre association, posez-vous les mêmes questions : quelle est la première brique essentielle ? Quel est le point sur lequel mes salariés (ou mes bénévoles) perdent le plus de temps ? Sur ce sujet, quelle est la brique de base absolument essentielle ?

Etape 2 : détailler le MVP en sous-briques

Reprenons l’exemple de la préparation matinale. Mon MVP était de m’habiller pour éviter d’arriver en pyjama au bureau.

Dans ce cas, mes sous-briques sont les suivantes : mettre des sous-vêtements, puis mettre un pantalon, un t-shirt et un pull, puis mettre les chaussures et mon manteau. J’ai donc 5 sous-briques, qui ont un ordre logique - je ne peux pas mettre mon manteau avant mon pull.

Pour le développement de votre projet numérique, c’est la même chose : il s'agit de détailler les sous-briques et de leur trouver un ordre logique de développement.

N’hésitez pas à utiliser un outil tel que Trello pour organiser ces différentes briques, ce qui vous permettra de les prioriser et de suivre leur avancement (à faire, en cours, en test, fait).

Etape 3 : développer les mini-briques fonctionnelles

Maintenant que les mini-briques sont définies et priorisées, il s’agit de les développer.

Nous l’avons vu précédemment, si elles sont suffisamment simples, opérationnelles et bien définies, les cycles de développement doivent être suffisamment courts.

Une fois le développement effectué, il est essentiel de le montrer aux parties prenantes et tester rapidement la fonctionnalité. C’est l’occasion des premiers échanges et retours qui permettront d’itérer pour améliorer rapidement ce qui a été livré si nécessaire.

Ainsi, dès que les mini-briques sont développées, montrez-les à vos bénévoles ou salariés qui les utiliseront de manière à vérifier qu'elles répondent bien à leur besoin.

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Pour conclure, gardez en tête que l’agilité est un état d’esprit, et se décline sur différentes méthodes : Scrum, Behavior Drive Development, Extreme Programing, etc. Je vous l’accorde, cela ressemble plus à des termes très barbares, mais ils ont fait leurs preuves !

Bon courage dans la mise en place de vos grands projets digitaux au sein de votre association, votre fédération ou encore votre réseau associatif : vous avez désormais en main les clés d'une méthode efficace ! N'hésitez pas à nous partager vos retours d'expérience dans les commentaires ci-dessous.

Je vous laisse avec une citation très en phase avec la méthode agile : "Les plans sont sans valeur mais la planification est importante".

Un grand merci à Alexis, aka notre "Gourou Agile" de l’équipe Produit d’AssoConnect pour ses précieuses explications à l’origine de cet article.

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